Classée au titre des monument historiques en 1862 et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, la cathédrale Saint-André, édifiée entre le 12 e et le 14 e siècles, fait partie des plus importants ensembles monumentaux de la ville de Bordeaux. Parmi les travaux de conservation et de mise en valeur entrepris par l'Etat et le Ministère de la Culture depuis une vingtaine d'année, figurait le nouvel aménagement de la collection Marcadé dans l'ancienne sacristie. Au cours des siècles, le clergé a constitué des trésors dans les édifices religieux en rassemblant des oeuvres d'art liturgique qui lui sont confisquées lors de la Révolution. Les cathédrales sont ainsi dépouillées de la quasi-totalité de leurs biens, en particulier de leurs pièces d'orfèvrerie. Barthélémy Marcadé (1866-1951) est un bordelais amateur d'art qui fait sa carrière ecclésiastique à Paris. "Bienfaiteur pour de nombreuses causes, il achète,...
C'est sous un lumineux ciel de printemps que nous avons suivi les pas d'une guide-conférencière sur les traces des contes et légendes de Bordeaux. Alors bien sûr, il est toujours possible de lire les histoires populaires du vieux Bordeaux dans les pages des ouvrages... mais les suivre tout au long d'une visite patrimoniale avait bien plus d'attrait en cette belle matinée. C'est donc en confiance et le coeur avide de détails croustillants que nous entamons notre parcours par la place du Palais, au pied de la Porte Cailhau. L'élégante vieille dame de pierres n'a plus rien du rôle défensif qu'elle assumait au Moyen-Age. Placée face aux quais de la Garonne, elle veille pourtant sur les Bordelais depuis 1494. Témoignage d'une bataille militaire dont elle honorait la victoire et rare vestige des remparts de la ville, elle n'a pas fini de susciter les interrogations quant au choix de son nom. Cailhau en gascon signifiant caillou, certains y v...
Non, il n'est pas question ici d'obscures momies ayant côtoyé de leur vivant le très saint Michel. Ni de corps embaumés ayant profité de la science des anciens Egyptiens... Il s'agit simplement de corps momifiés naturellement -et un peu miraculeusement- dans le sol argileux bordelais, et exhumés en 1791 lorsque le Directoire ordonne la suppression de deux charniers jouxtant la basilique Saint-Michel à Bordeaux. Basilique Saint-Michel, portail nord et clocher. Photo : K.S. Quelques 74 momies sont mises au jour, dans un état de conservation tel que l'on décide de les exposer dans la crypte sous le clocher Saint-Michel. C'est ainsi qu'une soixantaine de corps se retrouvent disposés debout, les uns à côté des autres, dans une muséographie morbide qui attire les foules. Les "momies" de Saint-Michel. On pourrait sourire ou s'offusquer du défilé de visiteurs plus ou moins célèbres (Jules Verne, Gustave Flaubert...) qui sont venus se confro...
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