Visite virtuelle


Le musée d’archéologie et d’ethnologie de Paranagua
Etat du Parana, Sud-Est du Brésil

La ville de Paranagua, située sur la côte sud du Brésil, est un des principaux débouchés portuaires du pays. Pour autant, son centre historique a conservé ses charmes coloniaux grâce à ses églises, ses ruelles pavées et ses façades tantôt rénovées tantôt fleurant bon leur charme d’antan.









Le centre historique de Paranagua possède également deux musées : le musée d’archéologie et d’ethnologie, et le musée d’histoire et de géographie du Parana. Ce dernier consiste en un regroupement hétéroclite d’objets majoritairement des 19ème et 20ème siècles, allant des premiers ordinateurs aux outils chirurgicaux en passant par un canon rescapé d’un galion français ayant fait naufrage au 18ème siècle. Ce contenu disparate est une sorte de mémoire en cours d’élaboration qu’il est agréable de contempler mais sur lequel je ne m’appesantirai pas.

En revanche je vous propose une découverte en profondeur du musée d’archéologie et d’ethnologie, et ceci pour deux raisons : c’est mon thème de prédilection et une très bonne surprise muséale.

Le bâtiment est un ancien collège jésuite rénové et mis en valeur (panneaux de verre, pierres apparentes…), et modernisé pour faciliter l’accès des différents publics (un ascenseur conduit aux trois niveaux du bâtiment, circulation aisée pour fauteuils roulants…). Les infrastructures permettent une souplesse dans la scénographie (vastes salles d’exposition), la fuite du regard donne un sentiment accru d’espace (cour intérieure ouverte, couloirs aérés, escalier ajouré) et une salle de conférence vient s’ajouter aux possibilités de l’offre culturelle.

Rampe d'accès et entrée du musée
Salle d'accueil

Verrière de la salle d'accueil donnant sur la cour intérieure
Cour intérieure
Arcades de la cour intérieure
Sièges dans l'ébrasement des fenêtres
Vastes couloirs aux parquets cirés et murs blanchis
Couloirs autour de la cour intérieure
Escalier et panneau de situation
Salle de conférence
Il est vrai que les objets exposés sont peu nombreux alors que les réserves semblent en abriter des milliers. Mais l’intérêt réside moins dans la quantité que dans la qualité. Et à cet égard, le musée a fait le bon choix : peu de pièces mais toute avec cartel de présentation et panneaux explicatifs à l’entrée des salles thématiques.

Je vous invite à une visite virtuelle du lieu, espérant relayer la volonté de transmission portée par le musée et sachant que peu parmi vous auront l’occasion de s’y rendre en personne. La disposition thématique est conservée et la traduction des panneaux informatifs vous est signalée en italique. Bonne visite !


Les peuples Tupi-Guarani
Les peuples Tupiguarani formaient une grande famille linguistique appelée Tupi-Guarani. Les européens ont rencontré ces peuples au début du 16ème siècle. A cette époque, les groupes de langues Guarani occupaient les territoires actuels de l’Argentine, du Paraguay, du Mato Grosso do Sul et du littoral sud du Brésil. Les groupes de langues Tupi se trouvaient alors depuis le littoral de Sao Paulo jusqu’à l’actuel Etat du Maranhao.
Les chroniques rapportent que les Tupi-Guarani quittèrent le sud de l’Amazonie et se dispersèrent le long des grands fleuves Parana, Paraguay et Uruguay, ainsi que le long du littoral brésilien, occupant ainsi un vaste territoire.
Ces peuples vivaient dans des villages de plusieurs maisons qu’occupaient plusieurs familles, partageant toutes des liens de parenté. Chaque habitation hébergeait environ 30 personnes. Les maisons étaient généralement circulaires, construites avec des poteaux en bois et couvertes avec des feuilles de palmiers. Elles étaient disposées autour d’une place centrale. A l’intérieur de la maison, chaque famille possédait son espace avec son foyer et ses biens personnels. Chaque groupe occupait un village pendant 5 ans. Quand la terre s’appauvrissait et que la chasse diminuait, les familles quittaient le village et en bâtissaient un autre ailleurs. 
Les peuples Tupi-Guarani étaient des grands guerriers. Ils dominaient les autres peuples en les envahissant et en occupant leurs territoires. Ils étaient également d’excellents navigateurs et fabriquaient des canoës pour étendre leur territoire par le biais des grands fleuves. Les Tupi-Guarani cultivaient essentiellement le maïs et le manioc, mais également d’autres plantes comestibles et médicinales. Ils dégageaient un espace pour les plantations en ouvrant une clairière dans la forêt par le biais de brûlis. Ils étaient également d’excellents chasseurs et pêches. Pour la chasse, ils utilisaient des armes et des pièges.  

Dessin de Hans Staden, 1557


Urne - Marajoara
Céramique utilisée pour la préparation rituelle de liquides, puis réutilisée comme urne funéraire - Tupiguarani, Cambuchi Guaçu
Céramique utilisée pour la cuisson des aliments - Tupiguarani, Yapepo
Céramique utilisée pour la consommation de liquides, puis réutilisée pour une sépulture crânienne - Tupiguarani, Cambuchi
Céramique employée pour la consommation de liquides - Tupiguarani, Cambuchi

Les Sambaquis


« Sambaqui » est un terme de langue Tupi, probablement dérivé de « tamba » (fruit de mer) et « ki » (amoncellement). Un sambaqui est un lieu où habitaient les populations du passé qui exploitaient les ressources du littoral, comme les fruits de mer et les poissons. 
La majorité des sambaquis sont de petits monts arrondis couverts par une végétation typique de la région littorale, avec une altitude supérieure à 2 mètres et plusieurs mètres de largeur.
Les sambaquis sont formés de plusieurs couches archéologiques, principalement composées de restes d’alimentation : grandes quantités de coquillages, huîtres, moules, restes de poissons et autres animaux. Ces strates permettent aux archéologues d’établir la date de construction des sambaquis.
Le sambaqui était édifié dans un lieu sec et relativement plat. Le groupe préparait la base du sambaqui en amoncelant des coquillages qui formaient une bonne protection contre l’humidité. Au-dessus était construite une sorte de cabane en bois au toit recouvert de feuilles où habitaient plusieurs familles. Les outils en pierre polie donnent des informations sur le mode de vie des peuples des sambaquis : on trouve des haches, broyeurs, pilons, masses de pilons, pointes de harpons et pointes de flèches.  
Ils enterraient leurs morts à l’intérieur du sambaqui. Ils creusaient une fosse où ils déposaient les outils et les biens du défunt. Ces derniers, retrouvés uniquement dans les sépultures, comprennent : des colliers de vertèbres de poissons, pendentifs de coquillages ou de pierre polie, pendentifs en os, statues en pierre polie représentant des animaux[1] -appelées zoolithes- et parfois des hommes.

Reconstitution d’un sambaqui avec du matériel archéologique collecté sur plusieurs sambaquis du littoral du Parana. Datation : env. 3000 BP

Sépulture avec pendentif pectoral poli, lame de hache polie et boulette d’ocre

Foyer sambaqui

Autour du foyer, on trouve des restes de nourriture (huîtres) et des outils en pierre (lame de hache polie, pilon et masse, polissoir...).
Reconstitution d’une coupe stratigraphique illustrant les couches successives d’accumulation de coquillages et incluant la sépulture
Vous pouvez également vous rendre compte du processus de formation d'une plateforme sambaqui en cliquant sur le lien.


La vie et l’art des peuples indigènes

Les peuples indigènes produisent des objets divers aux multiples finalités : armes ou cocardes qui traduisent le statut de leur possesseur, parures pour embellir les corps, masques et céramiques représentant les différents êtres et forces qui peuplent le monde, peignes, filets et paniers pour satisfaire aux nécessités quotidiennes, et bien d’autres choses encore.
L’art des peuples indigènes fait partie d'un monde multiple et raconte les évènement issus des mythes, des espaces oniriques, des esprits peuplant le cosmos ou les éléments naturels –récemment, les éléments industriels également- qui servent de base aux compositions des artistes.
Il n’est pas surprenant que cette richesse ait attirée l’attention que les chroniqueurs, voyageurs et chercheurs portèrent à la culture matérielle des peuples amérindiens dès les premières années de contact. Soit parce qu’elle représentait un défi face à leur mode de pensée, soit parce qu’elle les émerveillait par sa beauté ou sa rareté, il y eut toujours un intérêt particulier à découvrir le sens et la beauté que les objets indigènes proposaient au regard occidental. Se familiariser avec la diversité humaine au travers de la perception d’autres cultures visuelles –ou auditives, olfactives, tactiles, etc.- c’est se rapprocher d’elles non seulement pour la connaissance qui en découle, mais aussi pour les ressentis, les sensations, par le biais d’une expérience directe. Indubitablement, tout art fait partie d’un contexte historique et social spécifique et il sert également à communiquer. Entrons nous aussi, par le biais de cette exposition, dans ce dialogue.     

1. Peigne - Karaja / 2. Boucles d'oreilles - Karaja
3. Collier de caramujo (coquillage) – Wauja / 4. Ornement pectoral - Bororo
5. Ceinture de plumes d’Urubu – Kaapor
1. Flûte droite – Wauja / 2. Flûte de pan - Wauja
Rhombe – Wauja

Transformations

De nombreux récits indigènes font référence aux commencements des temps comme à une époque où les animaux, personnes et toutes les entités du cosmos parlaient et étaient reliées entre elles. Les êtres et les choses pouvaient se transformer facilement. Les frontières entre les espèces n’étaient pas rigides, tout du moins pas autant qu’aujourd’hui. De part ces origines, les personnes, animaux, êtres divers et même quelques objets, portent en eux cette radiation transformatrice, cette capacité de s’affecter mutuellement. 
Dans de nombreuses situations, les peuples amérindiens se confrontent à ces forces : durant les rituels, à travers leurs pajés (sorciers) ou quand se produisent des rencontres inopinées avec d’autres êtres. Un tel monde, habité par de multiples voix, demande de savoir s'ouvir.

Ensemble de céramiques - Karaja
A gauche : céramique en forme de canard – Karaja / Au fond : céramique en forme de tortue - Karaja / A droite : céramique d’un homme en canoé avec deux tortues - Karaja
Céramique figurant un conseil de femmes - Karaja
Poupées en céramique représentant des femmes enceintes - Karaja
Récipient avec décors zoomorphes – Wauja
Céramique en forme de félin (once) - Wauja
Céramique à tête d'oiseau bicéphale - Wauja
Céramique en forme de félin - Wauja

Céramique à tête d'alligator - Wauja



Naakai : Une trame rituelle dans la vie wauja


D’une manière générale, les sociétés indigènes vouent beaucoup plus de temps à la réalisation de rituels et de fêtes qu’à des questions liées à la subsistance telles que l’alimentation. Pour autant, lorsque nous saisissons le sens véhiculé par les rites et les fêtes, nous voyons qu’ils sont en lien avec la subsistance des groupes, puisqu’il s'agit d'un prolongement social et de leurs relations avec la nature et les différents êtres qui peuplent l’univers.

Il en est ainsi chez les Wauja. Ce peuple, qui vit dans la région des sources du fleuve Xingu [prononcez Chingou] depuis 1200 ans, procède presque quotidiennement à des rites ayant pour but de sauver l’âme de personnes qui sont tombées malade par l'action d’esprits dangereux, les apapaatai. Les Wauja appellent ces rites « naakai », lesquels intègrent la musique, la danse, la peinture corporelle, la distribution de nourriture (poisson, beiju, gruau de céréales et piment) et l’utilisation de tabac. Afin que l’apapaatai soit apprivoisé, des masques spécifiques sont fabriqués pour le rituel, prenant la forme de l’esprit. Ces masques ne sont pas considérés comme des ornements. Ils transforment l’identité des personnes qui les endossent pour danser. 

Cette exposition ne présente pas d’allégories fantaisistes. Nous avons ici une petite partie de la cosmogonie d’un peuple, d’une vision du monde qui intègre toute une éthique et une esthétique qui s’avoisine à la santé et à la maladie, qui met en relation le bien-être collectif et le bien-être individuel. Par-dessus tout, les Wauja cherchent à agir de façon effective sur la fragilité qui conditionne l’existence humaine.

Masque de Alapopeju Eneju. A gauche : masque masculin / à droite : masque féminin
Détail d’un masque Alapopeju Eneju
Masques de Nukutapitsumhumhum (à gauche : homme/ à droite : femme)
 
Les peuples indigènes du Parana

L’histoire des peuples indigènes du Parana remonte à des temps immémoriels. Les Guarani, Kaingang et Xeta habitent depuis fort longtemps le territoire que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Parana – ‘semblable à la mer’-, expression linguistique guarani servant à désigner le fleuve Parana. Il y a actuellement plus de 10 000 indigènes dans l’Etat. De leur tradition proviennent des mots, musiques, danses, philosophie et modes de vie. 

Malgré des langues différentes – les Guarani et les Xeta parlent des langues Tupi alors que les Kaingang appartiennent à la famille linguistique Jê – ces peuples ont une chose en commun : ils sont un exemple de lutte contre la cœrcition, de résistance contre la violence faite à leur encontre et qu’ils doivent malheureusement toujours affronter. Aujourd’hui, au moyen de l’art, ils recréent la perfection d’autres lieux et temps, images de leurs mythes qui perdurent et renaissent.

Figures zoomorphes en bois disposées autour de l’arbre de vie  – Mbya-Guarani
Panier - Guarani
Passoire en fibre végétale – Kaingang

3. Chapeau et 2. Mini panier, fibre végétale – Kaingang

4. Panier en fibre végétale – Kaingang
 
Les Xeta

C’est à la fin des années 1940 que la communauté nationale et internationale prenait conscience de la présence des Xeta. Ce groupe indigène vivait dans la Serra dos Dourados, région au nord-est du Parana, le long du fleuve Ivai et de ses affluents, aujourd’hui dans les municipalités de Umuarama, Cruzeiro do Oeste, Icaraima et Douradina.

Au début des années 1950, quand ils furent contactés par l'équipe de recherche menée par Jean Loureiro Fernandes, professeur, médecin et anthropologue, la population Xeta ne dépassait pas 200 personnes. Avant cette drastique réduction de population qui les a transformé en nomades en raison de la rapide occupation de la région nord et nord-est du Parana, les Xeta vivaient dans des villages de 10 maisons. La chasse et la collecte étaient à la base de leur subsistance, associées à la pêche. Pour la chasse, principale activité masculine, ils utilisaient des arcs et des flèches ainsi que des pièges. La hache de pierre, instrument multi-usage, servait à l’abattage des animaux et des arbres et faisait également office de pilon pour les grains et les aliments.

Ils s’appelaient eux-mêmes Nhandereta, qui signifiait nous, les hommes, notre peuple. De constitution robuste et musculeuse, d’une hauteur comprise entre 1,65 et 1,70m, ils portaient les cheveux longs et lâchés, coupés à hauteur d'épaule et répartis de chaque côté de la raie du milieu. Les femmes et enfants étaient nus. Les hommes portaient de petits cache-sexes -tangas- qui traditionnellement se constituaient de quatre pièces qui se superposaient l’une à l’autre. Les chercheurs affirment que les Xeta se faisaient des peintures corporelles. Hommes et femmes portaient des ceintures et bracelets confectionnés avec des lianes enroulées plusieurs fois autour des membres. Des colliers de tiges de bois flexibles ornées de des dents d’animaux, généralement confectionnés par les hommes, ornaient le cou des adultes, alors que les enfants portaient de longs cordons garnis de graines enroulés sur le cou.

A partir de l’adolescence il était commun pour les hommes de porter des boucles d’oreilles faites avec des plumes d’oiseau, ainsi que des couronnes autour de la tête, tissées avec des feuilles de feriva ou des poils de panthère et des queues de macaque. L’ornement labial était également l’apanage des hommes, réalisé en résine de jatoba, que nous connaissons sous le nom de ‘Botucudos’. Situé sur un petit orifice sur la lèvre inférieure, il est fixé par un bout de bois d’1cm de diamètre. Au centre de ce bout de bois se trouve une dépression où se fiche l'épingle de résine qui traverse la fissure labiale .

Des voyages de l’équipe ethnographique, effectués par des chercheurs du Département d’Anthropologie de l’UFPR, résultent des régistres photographiques, des films, des fichiers audio, des dessins et des textes. Furent également récoltés des artefacts, instruments et autres objets produits par les Xeta qui aujourd’hui composent le cœur du Musée d’Archéologie et d’Ethnologie – MAE, de l’UFPR.

Des nouvelles des groupes Xeta dispersés dans la région persistaient jusqu’en 1963 et 1964. Durant ces quelques années de contact ce peuple a disparu. Quarante descendants vivent actuellement dans les municipalités de l’Etat de Sao Paulo, de Santa Catarina et du Parana, quelques uns aux côtés des Kaingang et des Guarani.

En haut : paires de boucles d’oreilles en plumes, au milieu : long perforateur de lèvre, en bas : fronde tressée - Xeta

Boucles d’oreilles en plumes - Xeta
5 et 4. Instruments chirurgicaux, 3. Scarificateur - Xeta

Culture populaire et patrimoine

L’unité Culture Populaire et Patrimoine réunit plus de 3 000 pièces de céramiques, tissus, métiers à tisser, bateaux, filets de pêche, paniers et autres artefacts des peuples de tout le Brésil. Le patrimoine du littoral du Parana se détache avec des costumes, ornements et instruments de musique utilisés lors de manifestations culturelles régionales, comme la Congada, le Fandango et la Cavalhada. Une partie de ce patrimoine a été léguée par des chercheurs de la Commission Nationale du Folklore dans les années 1950 et 1960. De l’artisanat régional a également été acquis, tel que outils pour le manioc et la canne à sucre, parmi tous ceux qui constituent l’exposition thématique « L’évolution de la connaissance technique de l’Homme », liée aux techniques traditionnelles de production économique locale ; cette exposition fut installée au musée jusqu’en novembre 2008.

Salle présentant les techniques artisanales brésiliennes
Presse à canne à sucre

De gauche à droite : panier pour transporter les boules d’argile / Pilon pour moudre les céréales / Pilon pour battre les aliments
Instruments du Fandango

La pêche sur le littoral du Parana est essentiellement de type artisanal. Les habitants les plus anciens utilisaient des embarcations simples appelées canoë ou bateau à rames. Actuellement la majorité d’entre eux a été abandonné au profit des barques avec moteur à deux temps. L’activité se déroule normalement en travail collectif auquel participent plusieurs hommes. Les pêcheurs dépendent beaucoup des conditions du climat : quand le temps est bon les embarcations sont mises à l’eau dès le matin. 
Un des arts de la pêche le plus commun est appelé ‘cerco’ (également connu sous le nom de ‘arrastao de praia’ ou ‘lance’). Au retour de la pêche, les poissons sont séparés entre ceux qui seront conservés pour la consommation personnelle et ceux destinés à la vente. La période la plus active de pêche a lieu durant les mois les plus froids de l’année (de mai à juillet) quand de grands bancs de poissons s'approchent de la côte. Parmi les espèces les plus communes on trouve le parati, la pescadinha, le robalo, l’anchois et la corvina.
Au début de l’occupation côtière les pêcheurs s’installaient sur la plage, à proximité de la végétation nommée ‘restinga’. Par la suite ces endroits servirent pour le stockage des canoës. 

Vivier utilisé pour la pêche individuelle dans les régions estuariennes ou fluviales pour maintenir les crustacés vivants
Ancre et harpon utilisés pour la pêche individuelle nocturne pour attraper les grands poissons depuis l’intérieur du canoë

 
Cette visite virtuelle vous a permis de parcourir le musée de Paranagua tel qu'il se présente en ce mois de septembre 2011. J'espère qu'elle vous aura été profitable et que vous aurez envie de poursuivre la découverte des peuples amérindiens du Brésil pour cultiver toujours plus de tolérance et de saine curiosité.

A très bientôt.


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[1] Des exemplaires de ces statues zoomorphes sont notamment visibles au musée de l’homme de Sambaqui, Rua Esteves Júnior 711, Florianopolis.
Exemple de zoolithe marin


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